![]() | Thérapeute psychocorporelle . Yoga . Ateliers J’accompagne les personnes et les collectifs à retrouver plus d’équilibre, à mobiliser leurs ressources et à prendre soin de leurs relations. À Tressin, près de Lille · interventions dans la métropole lilloise | ![]() |

Septembre a quelque chose d’un nouveau départ.
Les vacances se terminent, les agendas se remplissent à nouveau, les activités reprennent, les projets repartent. Il y a souvent de l’élan dans cette période — et parfois même un certain plaisir à retrouver un cadre après le rythme différent de l’été.
Mais il y a aussi un piège : reprendre le rythme après les vacances peut très vite signifier reprendre exactement les mêmes fonctionnements qu’avant.
Et avec eux, parfois, ce qui nous avait fatigués, tendus ou épuisés quelques mois plus tôt.
Car nos habitudes ne disparaissent pas simplement parce que nous sommes partis en vacances. Elles sont fortement liées à nos contextes de vie et à nos repères quotidiens : lorsque nous retrouvons les mêmes situations, certains comportements peuvent eux aussi se remettre en place de façon presque automatique.
Alors, avant de remplir complètement septembre, il peut être intéressant de se poser une question toute simple :
Qu’est-ce que j’ai envie de reprendre… et qu’est-ce que je n’ai surtout pas envie de reproduire ?
Peut-être avez-vous terminé l’année précédente avec l’impression de courir en permanence.
De manquer de temps pour vous.
De dire oui alors que vous auriez voulu dire non.
De sentir votre corps se tendre ou la fatigue s’installer sans vraiment modifier votre rythme.
Et avec la rentrée, la charge mentale peut très vite reprendre toute la place : les horaires, les rendez-vous, le travail, la famille, les activités, les choses à anticiper…
L’été a pu offrir une respiration. Mais une respiration ne change pas à elle seule ce qui nous a conduits au trop-plein.
Le stress de la rentrée ne vient d’ailleurs pas seulement de tout ce qu’il y a à faire. Il peut aussi venir du sentiment de retrouver une organisation dont on sait déjà qu’elle nous convient mal.
C’est peut-être là que les fameuses « bonnes résolutions de rentrée » peuvent prendre un autre sens.
Pas forcément faire plus de sport, mieux manger, mieux s’organiser, méditer tous les jours et ajouter encore de nouvelles choses à une semaine déjà bien remplie !
Mais plutôt décider que, cette année, certains signaux ne seront plus ignorés aussi longtemps.
Prendre soin de soi ne devrait pas être uniquement ce que l’on fait lorsque tout le reste a été fait.
Et cela ne veut pas dire se désintéresser des autres. Bien au contraire : lorsqu’on retrouve davantage d’espace, d’énergie et de disponibilité intérieure, il devient souvent plus facile d’être réellement présente dans nos relations.
Il existe dans le yoga une notion que j’aime particulièrement : svadhyaya.
Le terme a une histoire et un sens plus larges que la seule introspection — il renvoie notamment à l’étude — mais il ouvre aussi une porte intéressante vers la connaissance et l’observation de soi.
Observer comment je fonctionne.
Ce que je fais lorsque la pression monte.
À quel moment je commence à accélérer.
Ce que mon corps me signale.
Les situations dans lesquelles je m’oublie plus facilement.
Non pas pour se surveiller en permanence ni se juger, mais simplement pour voir ce qui se passe avant de chercher à le changer.
C’est une dimension très présente dans mes accompagnements psycho-corporels.
Le corps donne parfois des informations que notre mental préférerait mettre de côté : une respiration plus courte, des tensions qui réapparaissent, une agitation inhabituelle, une fatigue que l’on repousse…
Il ne s’agit évidemment pas d’interpréter chaque sensation ni de lui attribuer systématiquement une origine émotionnelle. Mais apprendre à remarquer ce qui se passe en soi permet parfois de repérer beaucoup plus tôt que quelque chose ne nous convient plus.
Et surtout de ne pas attendre d’être complètement à bout pour réagir.
Il n’est pas nécessaire de bouleverser toute son organisation dès le mois de septembre.
Parfois, le changement commence beaucoup plus modestement.
S’autoriser un véritable temps de pause. Protéger un rendez-vous avec soi dans son agenda. Renoncer à une obligation devenue inutile. Reprendre une activité qui nous fait du bien. Demander de l’aide. Ou simplement reconnaître plus tôt le moment où l’on commence à retomber dans ses vieux automatismes.
L’idée n’est pas de réussir une rentrée parfaite.
Elle est peut-être plutôt de se demander :
« De quoi ai-je besoin pour traverser cette année sans m’abandonner en route ? »
Et la réponse n’est évidemment pas la même pour chacune.
C’est aussi l’une des choses que j’apprécie dans l’enseignement du yoga : apprendre à observer ce qui est présent aujourd’hui plutôt que vouloir absolument atteindre ce qui avait été prévu.
Il y a des jours où l’on peut aller plus loin. D’autres où il est plus juste de ralentir.
Cette capacité d’ajustement ne concerne finalement pas seulement le tapis de yoga.
L’Ayurveda accorde lui aussi beaucoup d’importance aux changements de saison.
La ritucharya, l’adaptation du mode de vie aux saisons, fait partie de ses principes traditionnels. Mais ces recommandations ont été élaborées dans un contexte climatique particulier et ne peuvent pas être transposées mécaniquement sous nos latitudes.
C’est surtout le principe qui m’intéresse ici : nous ne sommes pas faits pour vivre toute l’année exactement de la même façon.
Septembre est justement un entre-deux.
La lumière commence doucement à changer, les journées raccourcissent progressivement, tandis que nos vies, elles, accélèrent parfois très brutalement.
Retrouver un peu de régularité et d’ancrage peut alors être plus soutenant que de passer en quelques jours du rythme estival à un agenda rempli jusqu’en décembre.
Yoga et Ayurveda se rejoignent assez bien ici : observer ce qui est là, s’adapter, retrouver un rythme qui soutient plutôt qu’un rythme que l’on subit.
Il n’est pas nécessaire d’aller très mal pour commencer un travail sur soi.
On peut aussi décider de se faire accompagner parce qu’on reconnaît une mécanique familière et que, cette fois, on n’a simplement plus envie de la laisser reprendre toute la place.
C’est précisément ce que je travaille dans mes accompagnements : partir de ce qui se manifeste aujourd’hui — dans le corps, les émotions, les réactions, les habitudes — pour mieux comprendre ce qui se rejoue et retrouver progressivement davantage de choix.
Alors, en cette rentrée, je vous laisse avec cette question :
Qu’avez-vous envie de reprendre cette année… et qu’avez-vous décidé de ne plus reproduire ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être à bout pour décider de faire autrement.
Si vous sentez que certains fonctionnements reviennent déjà et que vous avez envie de les comprendre pour ne plus les subir, je peux vous accompagner dans ce travail.
Sophie Lebbrecht
Thérapeute psycho-corporelle, professeure de yoga et praticienne en Ayurveda
J’accompagne notamment les femmes confrontées au stress, à la surcharge mentale et aux périodes de transition, à Tressin, dans la métropole lilloise.
Sources